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Danse à Pôle Sud: (Elle) retient d'Olga de Soto: Le fil tient bien

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Sur scène, un fil, assez gros (on ne dit pas corde* sur une scène de théâtre) recouvre le plateau en circonvolutions cérébrales comme une île ou du Land Art.  Olga de Soto - (Elle) retient Photo: Mila Ros Et dans le silence, Olga de Soto, seule en scène danse, prend des poses ou plutôt des positions, pendant que doucement, lentement, par un mécanisme discret mais quand même en plein milieu de la scène, cette corde est "aspirée" vers le haut, puis vers la gauche où elle disparait. Comm e disparaît aussi inexorablemnent la mémoire de la grand-mère de la chorégraphe, puis plus tard de sa tante, et comme disparaît la mémoire de la danse, des représentations de certains spectacles - deux en particuliers: " Le Jeune homme et la mort " et " La Table Verte ", deux spectacles emblématiques pour Olga de Soto. "Je pars sur les pas de la danseuse - rien n'est stable..." Car le spectacle va interroger ce qui reste, ce qu'on retient,...

Ghostland de Pierre Jodlowski: Ça déménage Live @ Home pour les douze coups

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Pour le douzième coup de   Live @Home   des   Percussions de Strasbourg   dans leur Théâtre de Hautepierre nous donnent rendez-vous avec des fantômes. D'emblée, c'est Goethe ressuscité qui nous parle du roi des Aulnes: Wer reitet so spät durch Nacht und Wind? Es ist der Vater mit seinem Kind. Er hat den Knaben wohl in dem Arm, Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm. .... Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort Erlkönigs Töchter am düsteren Ort? – Mein Sohn, mein Sohn, ich seh’ es genau, Es scheinen die alten Weiden so grau. – „Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt, Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt! Mein Vater, mein Vater, jetzt fasst er mich an, Erlkönig hat mir ein Leids getan. – Dem Vater grauset's, er reitet geschwind, Er hält in Armen das ächzende Kind, Erreicht den Hof mit Mühe und Not, In seinen Armen das Kind war tot. ---- Quel est ce chevalier qui file si tard dans la nuit et le v...

Un livre, un calendrier, un algorithme, un poème,..

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Ceci est un site "miroir" du Blog de La Fleur du Dimanche, vous trouverez le vrai site en lisant bien l'adresse ou en cherchant sur les moteurs de recherche... ,  Dans la vie il faut faire des choix... Ecrire ou ne pas écrire, aimer ou ne pas aimer... Bon, là je vais trop loin... Et puis, "on" choisit pour nous, l'algorithme, dont personne ne sait quelle en est la logique profonde - en a-t-il vraiment une ou faut-il la lui apprendre ou la lui imposer - règle déjà certains pans de notre vie: la musique que nous écoutons, les informations que nous voyons, les endroits où nous allons passer en vacances... Notre programme de la journée, de la semaine, du mois, de l'année à venir... A propos d'année à venir, je vous propose de choisir et de voter pour votre calendrier préféré de la Fleur du Dimanche pour 2019. Et tout d'abord, je vous offre le mois de décembre, avec des fleurs d'hellébore (histoire à suivre...). Hellébore - Rose...

Réparer les vivants au TNS: Incarner le roman, avec du coeur

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Le roman de Maylis de Kerandal " Réparer les vivants ", gros succès littéraire, critique et public, a fait l'objet d'une adaptation au cinéma par Katell Quillévéré, mais aussi au théâtre, entre autres par Sylvain Maurice en 2016, et qui sera visible en reprise au TNS à Strasbourg jusqu'au 1er décembre. Réparer les vivants  - Sylvain Maurice - Vincent Dissez - Photo: Elisabeth Carecchio Sylvain Maurice, metteur en scène autant du répertoire que de textes contemporains, mais également de textes littéraires a, lorsqu'il a lu, littéralement " dévoré en deux jours " le roman, a tout de suite décidé " qu'il fallait en faire un spectacle: c'était une nécessité impérieuse ." De même le choix  du comédien Vincent Dissez et du musicien Joachim Latarjet pour interpréter sur scène ce  duo qui donne le rythme du texte qu'il a adapté était aussi une évidence. Ainsi, la pièce suit le fil conducteur du coeur, à la fois celui, phy...

What do you think ? : Le double V de la Vivacité Vivante et libre, pensante....

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Georges Appaix est un poète des gestes infimes, des pensées intimes, des airs qui subliment. Il creuse avec sa compagnie,   La Liseuse , au fil du temps, un sillon qui ne perd pas le fil, tailleur de mots, sculpteur de gestes, siffleur d'airs qui nous transportent.  Dans sa traversée de l'alphabet comme trajectoire de pensée, il se laisse porter par la lettre   W   dans une escapade vers l'ailleurs, vers l'autre langue, l'étrangère qui envahit les titres des films et des spectacles, l'anglais, tout en la découpant, comme les gestes et les images dans une construction mémorielle. Georges Appaix - What do you think - Photo: Elian Bachini " What do you think ? " qui pourrait sembler être une injonction, un interrogatoire, une enquête, prend le champ de la liberté de penser, l'envol de la légèreté, l'errance de l'évasion. En convoquant sur le plateau quatre danseurs avec lui et son double qui va porter sa parole, il leur donne égalem...